Le festival cham de Keylong.

Hello tout le monde! Après quelques temps d’absence je mets enfin le blog à jour! J’ai beaucoup de choses à dire et il y a énormément de photos, donc ça risque de prendre du temps! Je raconte un peu ma vie, surtout qu’au début j’avais pris la décision de tout marquer dans un journal et de tout retranscrire sur le blog. Bon au bout de quelques jours j’ai vite abandonné, trop la flemme! Donc les premiers posts retranscrivent le journal c’est pour ça que les récits sont longs et pas toujours très intéressants… Pour les autres posts je travaille juste avec ma mémoire de poisson rouge donc autant vous dire que c’est beaucoup plus court lol. Pour les photos j’en ai pris un milliard et je n’arrive pas à choisir celles que je dois mettre sur le blog, donc je les mets toutes, du coup il y en a beaucoup qui se ressemblent… Voilou bonne lecture, à bientôt!
 
 
Après avoir récupéré mon visa je m’envole pour l’inde. Bye bye Bangkok ville pourrie, la Thaïlande n’en parlons pas… J’ai bien cru devenir folle en attendant mon visa indien. Heureusement à Bangkok j’ai passé quelques jours avec Alvaro et Javier avant qu’ils ne rentrent en Espagne. Ça m’a changé les idées! Je suis vraiment impatiente de retourner en inde, pays que j’avais vraiment adoré lors de mon premier séjour là-bas, en décembre de l’année dernière.
Bref cette fois-ci direction l’inde du nord, plus particulièrement l’ Himalaya. J’ai l’intention de visiter le Spiti, le Kinnaur, le Lahaul, le Laddak et le Zanskar. Toutes ces régions font parties de l’état du Cachemire et Jammu. C’est l’endroit où les monastères sont construits à flanc de falaise, dans des paysages désertiques et fantastiques parsemés ici et là de petits villages coupés du reste du monde une partie de l’année à cause des cols enneigés infranchissables. Bref c’est mon univers quoi! 
J’atterris à Delhi en fin de matinée, je ne perds pas de temps, je n’ai pas du tout l’intention de rester dans cette immense ville. Deux métros plus tard j’arrive dans la plus grande gare routière de Delhi. J’achète un ticket pour le bus public qui relie Delhi à Manali, à 570 km de là, à 15h de voyage mais comme on est en inde il faut toujours rajouter quelques heures de marge. Je prends le ticket le moins cher, 550 roupies, avec une place assise. J’ai bien l’intention de voyager en bus public, comme à mon habitude, avec les indiens. Les bus à touristes avec couchette et air conditionné, c’est pas pour moi! Non moi j’adore galérer dans les transports publics, avec les locaux. Ça au moins c’est l’aventure! 
Le trajet prend 20 heures, avec quelques pauses dans des endroits paumés, où les locaux me regardent comme si j’étais une extra terrestre. A 5h du mat on change de bus. Pas facile de dormir, le chauffeur conduit comme un malade, il double dans les virages, klaxonne comme un fou… Le pire c’est qu’il conduit depuis 16h de l’aprem et qu’il ne s’arrête même pas pour dormir. Je ne préfère pas y penser et je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de drame dramatique… Quand j’ouvre les yeux je les referme très vite sinon je prends peur… 
On arrive à Manali vers 11h. Grosse déception, je pensais que ça serait un village tranquille et bien non, c’est une ville bruyante noire de monde, polluée par les pots d’échappement et avec des embouteillages monstres. Je me tape trois km pour aller de New Manali à Old Manali, un quartier plus tranquille. Pour y aller je respire à plein nez les gaz d’ échappement des 4/4 et autres voitures coincées dans un embouteillage monstre sur l’unique route qui relie les deux quartiers. Les gens klaxonnent comme des malades, comme si ça allait avancer plus vite… J’ai jamais respiré autant de fumée, même à Dhaka, au Bangladesh, c’est pour dire! Et dire qu’on est censé être à la montagne! Bref je me trouve un hôtel à l’abri du vacarme dans old manali, qui est surtout fréquenté par des hippies fumeurs de chanvre où je ne sais plus quoi, la drogue du coin qui pousse un peu de partout. Pas trop mon truc je précise. 
En plus le temps est pourri, je commence à m’inquiéter pour la suite du voyage. Normalement le lahaul et le spiti sont censés être à l’abri de la mousson grâce aux montagnes qui cassent les nuages, mais je commence à avoir peur! Bref j’ai passé trois jours à manali, ville sans aucun intérêt. Après avoir acheté des cartes des régions que je vais visiter et fait le plein de roupies (plus trop de distributeurs automatiques ensuite) je me barre enfin de cette ville pourrie. Je commence par le lahaul, au nord ouest de manali. Pour y aller, c’est en moyenne 6-7 heures de bus mais ça varie souvent. En effet il faut passer par le col de Rohtang, à 3978m. Ce dernier est fermé la majeure partie de l’année car la neige le bloque. Il a rouvert un peu plus tôt. 
Je suis sensée prendre le bus de 7h à la gare routière. Bien sûr ce dernier ne pointe pas le bout de son nez. Il y en a un qui arrive à 10h30, il est déjà plein à craquer et les gens continuent à s’engouffrer dedans. Arf je suis deg, je me demande si je vais arriver à quitter cette ville à la noix. Tant pis je décide de m’incruster et de trouver une place à ma taille. Ça devrait être possible quand même! J’arrive à trouver un endroit assez grand pour contenir un nain de jardin comme moi. Je m’assois sur un paquet, j’ espère que ce n’est rien de fragile car il commence à se ratatiner sous mon poids. Je me demande comment je vais tenir 8h comme ça, je  commence à avoir des fourmis dans les jambes au bout de cinq minutes… Bon je me dis que c’est toujours mieux que d’être debout comme les autres. Heureusement le contrôleur me prend en pitié et il me dit qu’on peut partager son siège. Ralala j avais presque oublie comme ils sont gentils ces indiens! 
Nous prenons la direction du col que nous atteignons en quelques heures, après avoir enchaîné les lacets dans la forêt. Petit à petit la végétation se fait plus rare et laisse sa place à la neige. C’est là que l’enfer commence. En effet ce col est un haut lieu touristique, car des milliers d’indiens qui sont en vacances s’y rendent pour admirer et toucher tout émerveillés la neige, pour la première fois de leur vie. Le spectacle est assez marrant, car il fait grand soleil et super chaud mais tous les indiens ont loué une énorme combinaison de ski dans la centaine de magasin de location de combi (plus des cabanes de location) et se jettent dans la neige comme si c’était de l’or. Conséquences de cette énorme fréquentation: des embouteillages monstres et des circulations alternées qui nous prennent un temps fou. Parfois le bus roule à quelques cm du précipice, à cause d’une jeep mal garée sur le côté. Le pire c’est que le conducteur ne ralentissent même pas, on dirai qu’il conduit sur une autoroute alors qu’il est sur une petite route de montagne, où le précipice n’est jamais très loin… 
On passe enfin le col tant bien que mal et de l’autre côté le paysage a complètement changé. A perte de vue on voit des montagnes dont les pics enneigés crèvent le ciel bleu.Il y a aussi une immense vallée désertique où l’on aperçoit au loin quelques villages perdus, une rivière bleue presque turquoise qui serpente au milieu, les rayons de soleil qui transpercent les nuages ici et là et qui viennent frapper un morceau d’un champs ou d’un village, un immense arc en ciel qui part d’un côté de la vallée pour atterrir 20 ou 30 km plus loin… Bref je respire, après l’enfer de manali j’atterris enfin au paradis de l’Himalaya. On arrive à Gramphou, un lieu dit d’ou part deux routes. L’une vers l’est et la Spiti Valley, l’autre vers l’ouest vers la Lahaul valley. Je vais d’abord visiter cette dernière, puis je reviendrai sur mes pas pour aller au Spiti. C’est pas très logique mais le problème c’est que pour aller au spiti il faut passer le col de Kunzum, qui culmine à 4590m et qui est encore fermé à cause de la neige. Il est hors de question que j’attende son ouverture à manali, sous peine de devenir folle. Donc je vais attendre à Keylong, la capitale du Lahaul, et puis je vais visiter un peu. 
A Gramphou je dois présenter mon passeport et m’enregistrer auprès de la police. Puis nous partons en direction de Keylong, toujours dans de superbes paysages. C’est très joli mais c’est vraiment trop vert pour moi, je préfère quand c’est vraiment désertique, sans végétation. Bon ça sera pour le spiti, un peu de patience! Une fois à keylong je me trouve un hôtel pas trop cher. 
Mais l’état de la chambre laisse à désirer, comme bien souvent en inde. Les draps ne sont jamais changés, j’ai donc le plaisir de dormir avec tous les microbes, tâches et sécrétions innommables des centaines de gens avant moi, qui parsèment les draps ici et là. Mmmm un vrai délice, heureusement que j’ai mon sac à viande! Je me demande encore par quel miracle je n’ai pas encore attrapé de poux en inde… La salle de bain est litteralement en décomposition, avec deux trucs dans le lavabo qui ressemblent à des dents arrachées mais je n’en suis pas sûre, en tout cas ça fait longtemps qu’elles sont là car elles ont l’air d’être en décomposition. Du coup à chaque fois que je vais pisser j’ai presque la tête dans le lavabo en face de moi, avec une vue plongeante sur les deux dents en décomposition. L’usage des tongs est fortement conseillé, si on veut éviter d’attraper des champignons après un contact de quelques secondes à peine avec le sol, lui aussi en décomposition. Seul point positif, et non des moindres, il y a un chauffe eau qui marche mais après deux jours je renonce à l’utiliser après que la prise soit devenue noire, fondue ,en décomposition (elle aussi!!) et qu’elle ait commencé à cracher de la fumée…. Bref, c’est juste pour vous décrire  l’état de nombreux hébergement pas trop chers en inde, attention je ne me plains de rien j’ adore tout ça, ça ne me dérange pas, je ne suis pas trop sensible et de toute façon j’ai pas les sous pour aller dans des hôtels mieux que ça. Ça fait parti de l’aventure, un peu comme les transports publics. 
Quand je vais m’enregistrer le gérant de l’hôtel me dit que j’ai de la chance car le lendemain il y a un festival dans le monastère de la ville. Super, j’ai hâté de voir ça! Je sors et je tombe sur un minuscule resto tibétain qui sert douze délicieux momo pour cinquante roupies, un euros environ. A chaque fois que je mange des momos je pense à Camille, ma copine de l’hôpital qui m’a rejoint et supportée pendant quatre mois en Asie du sud est, et qui adore les momos… Promis cam je te dédicaces au moins un momo sur les 12! Le lendemain je me décide à m’extirper de mon lit après avoir fait la larve jusqu’à 10h. Je demande plus de renseignements au sujet du festival. Le monastère de Shashur se situe à trois km au dessus de Keylong. 
En fait tous les ans au mois de juin ou juillet, en fonction du calendrier tibétain, ont lieu d’énergiques chaam. Ce sont des danses rituelles ou les moines des monastères portent d’immenses masques à l’effigie de certains dieux et déesses bouddhiques. Et avec leurs impressionnants costumes ils exécutent ces danses pour célébrer la victoire du bien sur le mal et celle du bouddhisme sur les religions antérieures. Pour aller au monastère ça grimpe dur! Au bout de quelques minutes je suis déjà essoufflée comme une asthmatique. Ok je sais qu’on est un peu en altitude mais quand même! Ça promet pour la suite et surtout pour le trek dans l’Himalaya que je veux faire… 
Un groupe de femmes plus haut me font signe de les suivre à travers un raccourci. Ok c’est peut-être un raccourci mais du coup ça grimpe dix fois plus! Je les rejoins, elles se reposent et se moquent gentiment de moi qui suis en train de cracher mes poumons alors qu’elles sont en pleine forme. L’une d’entre elles parle quelques mots d’anglais. Elle est étonnée que je voyage seule et me dit que je suis tres courageuse. On arrive au monastère ensemble, moi en pleine agonie, elles fraîches comme la rosée du matin! Bref après avoir repris mon souffle je visite le monastère. Il y a plein de moines qui s’affairent ici et là pour les derniers préparatifs du festival. Des locaux me tendent un verre de thé et des petits gâteaux. Le sens de l’hospitalité des bouddhistes n’a d’égal que leur gentillesse, c est vraiment impressionnant! Depuis la terrasse la vue sur les montagnes est fantastique. Je retrouve les drapeaux à prière multicolores qui m’ avaient beaucoup manqués depuis mon séjour au Népal. Il y a aussi les moulins à prière que les locaux tournent dans le sens des aiguilles d’une montre en récitant des prières. Il y a aussi le son des cloches, l’odeur de l’ encens qui rempli le monastère, les bonzes qui vaquent à leurs activités de la vie quotidienne, en plus de la préparation de la fête. Des locaux et des moines se serrent dans les bras, peut-être que ce sont des membres de leur famille qu’ils n’ont pas vu depuis longtemps et qui viennent leur rendre visite à l’occasion du festival. Bref tout le monde est heureux, bavarde, rigole. 
Soudain cette joyeuse atmosphère est troublée par le son des tambours et des trompettes. Les moines accourent alors et tout le monde met la main à la patte pour accrocher sur la façade du monastère de très grands tissus où sont brodés divers dieux bouddhistes. Une fois que cela est terminé, le festival peut commencer. Je suis vraiment en immersion totale, il doit y avoir une quinzaine de touristes au maximum, le reste c’ est que des locaux. Tout le monde s’assoit sur des gradins en pierre. Puis les moines arrivent, coiffés de leurs immenses masques extraordinaires. Certains représentent des dragons, d’autres des espèces de fantômes, d’ autres des morts vivants, des animaux… Ils dansent autour d’une espèce de totem, devant le moine supérieur qui regarde le spectacle impassiblement du haut de son trône. A côté de lui il y a d’autres moines, moins gradés j’imagine, qui discutent entre eux. De l’autre côté il y a des musiciens, dont deux moines avec leur longues trompette, un avec des percussions, et d’autres qui chantent. C’est vraiment magique, on se croirait dans un film genre sept ans au Tibet. Après deux heures de chants et de danse le festival prend fin. Je commence ma redescende vers la vallée avec un groupe de femmes en costume traditionnel qui me posent plein de questions mais bon évidemment je ne comprends pas un mot. C’est bien dommage, j’adorerai parler hindi, car j’adore ce pays. Enfin bon en plus ici ils parlent tibétain!
Le soir je vais manger mes momos dans la cantine pas cher en face de mon hôtel. Je les engloutis en trente secondes, tout en admirant le coucher de soleil sur les montagnes… Le lendemain je descend le chemin jusqu’à la rivière et je remonte tout sur l’autre versant, jusqu’au Khandar Monastery. Pour y aller je me perds à plusieurs reprises mais les paysans qui labourent leur champs me crient au loin des hello hello et ils me montrent le chemin. Ils sont vraiment tous adorables, je n’ai même pas à leur demander quoique ce soit! J’arrive au monastère, une vue hallucinante sur les montagnes s’offre à moi, avec toujours ces drapeaux de prière dont je ne me lasse pas qui flottent au grès du vent. Tout au loin je vois un autre monastère incrusté dans la roche. Du coup j’ai envie d’ aller voir de plus près. 
Je redescend vers le village pour demander s’il n’y a pas un pont pour traverser la rivière à cet endroit là plutôt que de revenir sur keylong pour la traverser. Les habitants sont adorables, certains parlent un peu anglais, ils me posent plein de questions et ils sont très étonnés de voir une femme étrangère qui voyage toute seule. Ensuite je rentre sur keylong, je suis obligée de faire un détour car il n’y  a pas de pont là ou ça m’aurait arrangé bien sûr. Encore une fois les habitants me montrent le chemin. Ça grimpe dur pour aller au monastère mais une fois en haut je suis récompensée par la vision de ce petit monastère incrusté dans la roche de la falaise, avec les bonzes enveloppés dans leur toges rouges qui tournent inlassablement les moulins à prière avec le son de la cloche qui retentit à chaque fois que le moulin fait un tour. Pour rentrer à keylong  j’ ai la flemme de marcher, il faut dire que mes satanés pieds me font déjà très mal alors que je n’ai pratiquement rien fait… et vu comment je suis essoufflée quand je monte une colline pour aller voir un monastère je ferai mieux de faire une croix sur le trek de la grande traversée du zanskar! Au bout de quelques minutes un bus arrive et me dépose au village, le chauffeur ne me fait pas payer… Bref le troisième jour à keylong je ne fait rien, il faut dire que la veille j’ai eu la tres bonne idée de boire une petite bouteille de coca juste avant de me coucher. Résultat à 4h du mat j’ai toujours les yeux grands ouverts. C’est malin ça tient! En fin de matinée je m’extirpe quand même de mon lit pour manger ma ration quotidienne de momos. 
Puis je vais à la gare routière pour demander si le col a fini par ouvrir. Et bien non! Las je repars dans le village chercher des infos sur ce satané col. Je rencontre un couple d’espagnols qui me donnent des nouvelles fraîches, mais plus que décevantes: ils viennent tout juste d’arriver du col, ils ont du le traverser en sens inverse en marchant dans la neige pendant de longues et pénibles heures, il est complètement fermé à la circulation et selon eux pour au moins deux ou trois semaines, à cause des blocs de glace qui bloquent le chemin. Du coup je change mes plans, dès le lendemain je prends le bus pour le Laddak, puis deux semaines à l’ ouest vers Srinagar, puis redescendre sur manali depuis leh en faisant le trek de trois semaines de la grande traversée du zanskar, pour finir par le spiti et le kinnaur. Voilou ça c’est le plan, on verra bien si j’y arrive ou pas!
 
 

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Pendant le trajet Manali-Keylong.

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Le bus pour keylong

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Tout le monde a mis la main a la patte pour enlever les pierres qui empechaient le bus de passer.

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Le cham festival
 
 
 
 
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Video du Cham festival

 

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Les montagnes du Lahaul depuis le monastere.
 
 
 
 
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La cantine a momos.
 
 
 
 
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Le monastere de l autre cote de keylong.
 
 
 
 
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Le monastere incruste dans la falaise.
 
 
 
 
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