Interview avec Worldelse.

Oyé Oyé les amis!! Aprés presque un an de silence radio je suis de retour!! Bien décidée à me couper le poil dans la main et à mettre à jour le blog.
Bon rassurez vous, je vais très bien, il ne m’est rien arrivé de grave (référence aux messages de mes fidèles fans qui commençaient à s’inquiéter).  Comment expliquer mon tresss long silence? Un mélange de flemmardise chronique, de décès d’ordi, de reprise du train train quotidien, de manque de temps… Et surtout un brin de nostalgie qui m’interdisait de trop regarder derrière moi.
En effet après mes quatre années de voyage, la priorité number one était de reprendre ma vie là où je l’avais laissée, sans me taper de dépression. J’avais lu beaucoup de témoignages d’ex voyageurs qui rentraient chez eux en mode zombie dépressif, incapables de tourner la page du voyage. Hors de question que moi Nini je me transforme en prozac ambulant! Bref je me suis bougée le popotin et j’ai repris le cours de ma vie d’avant.
Apres avoir envoyé je ne sais pas combien de cv j’ai trouvé des vacations assez rapidement. J’ai donc repris le travail deux mois après être rentrée (je n’ai pas cherché le premier mois). Assez facile me direz vous quand on est infirmière. Que nenni! L’age d’or de l’infirmière est révolu. Fini les agences d’intérim qui nous harcèlent pour venir travailler. Fini les portables qui ne s’arrête plus de sonner pour des vacations dans des endroits qui nous plaisent. Aujourd’hui il y a certes encore du travail, mais on ne choisi plus du tout. On est déjà bien content de trouver des vacations. Quand au cdi… n’en parlons même pas!
Mais grâce à ma super bonne étoile j’ai trouvé des vacations en salle de réveil, un endroit que j’adore et où je bossais déjà avant. Dur dur de s’y remettre, mais en s’accrochant çà s’est bien passe. Je ne pense pas avoir tué un patient (en tout cas on m’a rien dit lol). Et…. il y a deux semaines j’ai trouve un super CDI avec un super planning en tant que infirmiere de bloc!!!!!!!!! Je suis super contente, mais je ne crie pas victoire pour autant, j’ai deux mois de formation à l’essai. Mais bon je me dis si j’ai survecu à mon voyage de 4 ans je survivrai aussi à ma formation, en m’accrochant! Nini est super coriace!!!!!
Sinon j’ai aussi repris les pompiers (volontaire), en repassant les stages pour le secours à personnes et pour les feux urbains. Alors là pareil j’en ai bien bavé! Mais quel bonheur de pouvoir remonter dans les camions… Je ne m’en suis pas rendue compte pendant mon voyage mais ca m’a bien manqué!!
Voilou et bien sur j’ai retrouve ma famille et mes amis, que du bonheur. Ha oui et bien sur je continue à voyager, cet été j’ai fait un petit road trip en Islande et sur les Iles Feroes, c’était magique! Je ferai le carnet de voyage une fois que j’aurai terminé celui de mon gros voyage. Et dès que j’ai quelques jours je prends ma voiture et je m’en vais visiter mon beau pays que je ne connais pratiquement pas! Voilou, vous l’aurez compris le retour s’est très bien passe pour moi!! Pas de depression a l’horizon! Je pense que le retour peut trés bien se passer mais il faut avant tout aller de l’avant sans perdre de temps, sans regarder derrière sois. Maintenant que la situation s’est stabilisée je peux enfin me replonger dans mon voyage et….. finir le blog!!!
Bref i am back et j’espère finir de vous raconter la fin de mes zaventures d’ici la fin de l’année!! Gloups ça ne va pas être facile avec ma mémoire de poisson rouge mais je vais faire un effort!
Pour commencer je vous propose l’interview que Pauline a faite de moi à mon retour.
Apparemment je l’ai un peu inspirée pour commencer à voyager. Aujourd’hui c’est une blogueuse de voyage à plein temps, elle en a fait son métier! N’hésitez pas à aller visiter son super site, worldelse. C’est vraiment une nana géniale et passionnante!

ELLE PARCOURT LE MONDE PENDANT 4 ANS, SEULE, ET NOUS RACONTE !

L’HISTOIRE D’UNE AVENTURIÈRE

Avant toute chose, je voulais remettre les choses dans leur contexte ! Voilà maintenant 2 ans que je partage ici, mes coups de cœur, mes voyages, mes bons plans…J’essaie, depuis ces deux dernières années, de partager avec vous ma passion du voyage et vous donner l’envie de partir tout de suite, découvrir le monde. Comment c’est arrivé ? J’ai toujours eu ce rêve d’évasion depuis toute petite et puis une fois, un soir de printemps j’ai lu le récit d’une aventurière qui m’a donné le déclic de tout plaquer pendant 6 mois, puis j’ai créé le blog.
Cette aventurière, c’est Virginie, une nana, enfin une nini pas comme les autres car cette jeune femme est partie en tour du monde, non pas une année mais quatre ! Aujourd’hui, elle est rentrée de ce périple fou et je suis bien plus qu’honorée de l’interviewer et de recueillir ses propos ici…

Bonne lecture…

Peux-tu nous dire qui tu es en quelques mots ?

Je m’appelle Virginie, j’ai 33 ans, dans la vie je suis infirmière et j’habite à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône.

Virginie sur la Grande Muraille de Chine
Virginie sur la Grande Muraille de Chine

Comment et quand as-tu commencé ton voyage ?

En fait j’ai commencé à voyager très tard. Mon premier vrai voyage, c’était l’Ouest Américain, j’avais 27 ans. Avec ma mère nous avions loué une voiture et nous sommes parties sillonner les parcs nationaux pendant 5 semaines, de l’île de Vancouver au Canada jusqu’au parc de Yellowstone dans le Wyoming, en passant par la Californie, le Nevada, l’Utah… Ce fut une vraie révélation ! À ce jour, mon meilleur voyage, peut-être parce que c’était le premier. C’est lors de ce séjour que j’ai attrapé le virus des voyages, cette satanée maladie qui n’a aucun remède, aucun vaccin ! L’année d’après je suis partie deux semaines en Patagonie. Puis un autre road trip au Canada cette fois, et aussi aux États-Unis, dans les merveilleux états du Montana, de Washington, de l’Oregon… Et toujours cette même soif de repartir plus longtemps, plus loin, cette frustration de n’avoir vu qu’une toute petite partie d’un pays alors qu’il y a tant a voir… Mes congés annuels ne me suffisaient à l’évidence plus du tout, il fallait que j’étanche ma soif avec un plus gros voyage ! Un jour je suis tombée sur un blog d’un voyageur parti faire un tour du monde… Je me suis dis «Bingo c’est exactement ça qu’il faut que je fasse !! »

À partir de là, mon idée a commencé à germer. Je suis partie à la chasse aux informations sur internet, je me suis pas mal renseignée. En parallèle j’ai vraiment commencé à économiser. J’avais déjà une petite somme de coté. J’avais la chance de vivre chez mon père, donc pas de loyer à payer. Pendant deux ans j’ai mis de coté presque tous mes salaires. Après avoir passé mon diplôme d’infirmière, je devais bosser deux ans pour l’hôpital où j’avais fait mes études. Donc en janvier 2012 j’ai pris mon envol !

Partir seule a toujours été une évidence ?

Oui absolument ! Je suis une nana qui aime beaucoup être seule, j’ai un tempérament assez solitaire, depuis toujours. Je pense que voyager entre amis sur le long terme est très contraignant. Au bout de quelques temps il va bien souvent y avoir des tensions qui vont se créer. Et pour cause ! Ce n’est pas facile de rester avec la même personne 24h sur 24. On dit toujours qu’on apprend vraiment à connaître les gens quand on part en vacances avec eux. C’est malheureusement vrai, et ça l’est encore plus lorsque l’on fait quelque chose de difficile physiquement, comme un trek au Népal par exemple. Les différences de caractères se creusent, les petites manies de chacun prennent petit à petit des proportions énormes. Ce n’est pas évident de faire une croix sur sa liberté et de faire tout le temps des concessions. J’ai rencontré beaucoup de voyageurs qui étaient partis entre potes et qui ont finis par se séparer et continuer leur chemin chacun de leur coté. Beaucoup regrettaient de ne pas avoir commencé le voyage directement en solo. J’avais beaucoup lu de témoignages sur cet aspect. Du coup j’ai décidé de partir directement toute seule. Et je ne l’ai pas regretté une seule seconde ! Le fait d’être seule m’a permis d’aller beaucoup plus facilement vers les gens, que ce soit les locaux ou les autres voyageurs. C’est beaucoup plus facile de faire des rencontres quand on est en mode solo. Il n’y a aucune contrainte : quand j’accrochais bien avec une personne je pouvais voyager quelques jours avec elle, puis quand j’en avais marre je reprenais la route toute seule, sans avoir à me justifier…

Tour du monde

Ton tour du monde devait il me semble, durer “qu’une année” comment et pour quelles raisons as tu fini par faire le tour du monde en 4 ans ?

C’est très simple, je suis partie avec toutes mes économies, dans l’objectif de voyager jusqu’à ce qu’il ne me reste plus d’argent. Au départ je pensais que j’avais suffisamment pour voyager un an, mais je me suis vite rendue compte que j’avais assez pour bien plus que ça ! Du coup j’ai pu rester sur la route pendant 4 ans. Imaginez un peu : en Inde je dépensais 6 ou 7 euros par jour, hôtel, repas et transport local inclus ! Bien sur pour un budget pareil les chambres étaient souvent un peu « douteuses » (plus particulièrement la literie), j’étais souvent dévorée par les puces de lit, je mangeais dans les endroits très locaux (j’ai été biennnnn malade quelques fois, mais qui ne l’a pas été en Inde ?) et je prenais des bus en état de décomposition avancée. Mais même avec un peu plus de budget l’Inde est vraiment un pays hyper bon marché. À l’opposé, je ne suis pas restée très longtemps dans les pays chers comme l’Australie par exemple. Mais j’ai fait plein d’extras qui m’ont coutés assez chers, comme la croisière aux Galapagos ou des treks avec guides et compagnie. En mixant les pays cheap et les excursions chères j’ai pu tenir quatre ans.

Je sais que cette question est un peu rébarbative pour les voyageurs mais je me sens obligée de te la poser…Quel est le ou les pays qui t’a (ont) le plus marqué(s) ?

Le pays qui m’a le plus marqué est sans aucun doute l’Inde. C’est le pays de tous les opposés, de toutes les contradictions. On peut y voir des endroits incroyables comme des monastères tibétains perchés à flanc de montagnes, des déserts que l’on peut traverser à dos de chameau, des plages paradisiaques, des palais de maharaja extraordinaires… Puis voir deux minutes plus tard une personne qui est littéralement en train de mourir sur le trottoir, ou un enfant qui a été volontairement mutilé par le chef du gang des mendiants qui l’exploite. Il y a des multi millionnaires qui vivent dans une opulence difficilement imaginable et une multitude qui vivent bien en deçà du seuil de pauvreté. C’est ce patchwork de choses magnifiques et tristes qui me plait en Inde. J’aime les endroits qui me choquent, qui me heurtent, qui me font réfléchir, qui me bouleversent, qui me font me remettre en question… L’Inde est le pays par excellence pour vivre une telle expérience.

 Serais tu capable de nous donner un Top 3 de tes destinations favorites ? Et les raisons de ce top 3 ?

En troisième position je dirai le Kashmir, en Inde du nord. Imaginez-vous en train de vous balancer doucement sur un hamac d’un house boat du lac Dal, à Srinagar. Les magnifiques montagnes du Kashmir se reflètent dans les eaux limpides du lac, votre quiétude n’est troublée que par le bruit des rames des conducteurs de shikara, ces petites barques qui acheminent les locaux et les voyageurs sur le lac. Seul dilemme, que manger ? Le succulent fromage de brebis du Kashmir avec du pain plat local doré au four tandoori, des mangues, ou bien carrément les brochettes de viande que vient vous apporter le vendeur ambulant qu’il fait cuire dans sa barque-barbecue ? Si vous voulez vous dégourdir les jambes pas de soucis, en deux petites minutes de shikara et cinq minutes de rickshaw vous voici dans les extraordinaires et somptueux jardins Moghols, que ces rois offraient en cadeau à leurs copines.

En deuxième position je pense à l’ahu Tongariki, sur l’ile de Pâques. Vous êtes tout seul dans l’obscurité, le vent vous frappe doucement le visage, le soleil commence à se lever lentement. Les formes de quinze immenses Moais, ces mystérieux géants de pierre commencent à sortir de la pénombre. Vous ressentez alors les siècles de mystères qui entourent cette île extraordinaire. La scène vous donne la chaire de poule. Ces étranges et énigmatiques statues semblent vous suivre du regard. Le moment est juste magique, féerique, quasi irréel. Seul le bruit des vagues qui se fracassent contre les rochers vient troubler cette quiétude et ce silence quasi religieux. Des chevaux traversent fièrement la scène, le soleil vous éblouit, ce moment reste gravé à tout jamais en vous.

interview
L’île de Pâques par @histoiresdenotreplanete

En première position j’ai nommé l’extraordinaire Concordia, au nord du Pakistan. Aucun adjectif du dictionnaire ne saurait rendre justice à cet endroit. Imaginez plutôt : vous êtes au fin fond du Pakistan, vous venez de marcher une semaine pour atteindre cet endroit où vous rêviez d’aller depuis plus de vingt ans. Vous êtes épuisé, exténué mais qu’importe, vous y êtes enfin. Devant vous, trône à 8611 mètres une des plus belles montagnes de la planète, le K2, qui tue un grimpeur sur quatre qui tente de parvenir à son sommet. La deuxième plus haute montagne de la planète n’a pas volé son doux surnom de « Montagne Sauvage ». Difficile de décrire les sentiments qui vous envahissent à ce moment précis, devant tant de beauté, de grandeur, de perfection, de pureté… Qu’importe les mots, vous êtes presque tétanisé devant un tel joyau de la nature. Aux quatre points cardinaux vous êtes entourés par des glaciers acérés d’où s’échappent régulièrement l’écho assourdissant de la chute de gigantesques blocs de glace. Et tout autour de vous, autour de cette montagne suprême, est éparpillée toute sa cour, faite de centaines de sommets de plus de 6000 et 7000m, comme une armée de soldats qui aurait prêté allégeance à la Reine des Montagnes. Là, vous vous dites ok, je peux rentrer à la maison, mes yeux ont eu la chance et le privilège de pouvoir se poser sur l’un des plus beaux endroits de la planète.

@histoiresdenotreplanete
Le K2 au Pakistan par @histoiresdenotreplanete

Pendant ces quatre années, quels ont été les moments les plus durs ?

Je n’ai pas le souvenir d’un moment précis. Mentalement, je dirai que c’était vraiment en dents de scie. Un jour j’allais super bien, le lendemain j’avais le moral dans les chaussettes ! Les raisons pouvaient être multiples. Cependant je pense que ce qui revenait régulièrement c’était la solitude. Bien que je sois une personne assez solitaire, c’était parfois too much. J’étais régulièrement dans des endroits isolés avec aucun autre voyageur, ou à l’opposé j’étais entourée de gens mais avec qui je n’avais absolument rien à dire, rien en commun. Sinon il y avait les transports, bien souvent très longs ! Je me souviens avoir traversé la Mongolie dans un mini bus avec une équipe de jeunes lutteurs prépubères qui ont passé tout le trajet à hurler. L’horreur absolue, 42h coincée au milieu de ces molosses sans pouvoir bouger mes pauvres genoux et sans pouvoir dormir ! Mon record c’est 52 heures dans un taxi brousse a Madagascar. On tombait en panne tous les 10 km ! Et puis presque quotidiennement faire le tour des hôtels de la ville pour comparer les prix, marcher tous ces km avec les deux sacs sur le dos… Bref le quotidien bien sympathique de tous les backpackers ! Oui bien souvent ce voyage était très difficile. Je ne l’ai jamais caché, au contraire, quand ça n’allait pas je l’écrivais aussi sur mon blog. Trop de voyageurs ne parlent que de l’aspect positif de leur périple, et cachent tous les moments de galère. Ils mentent, comme s’ils avaient honte, comme si pour eux ces moments où l’on a envie de tout plaquer et rentrer sont des aveux de faiblesse, des échecs. Pour moi ces moments là font partie intégrante de mon voyage et comptent autant si ce n’est plus que les moments positifs. Les gens doivent savoir que mon voyage n’était pas le pays des bisounours tous les jours !

Allez juste pour rire, dans quel pays as-tu le moins réussi à te faire comprendre ?

Surement en Chine, car là-bas il n’y a pas grand monde qui parle anglais ! Mais franchement j’arrivais toujours plus ou moins à me faire comprendre. Par exemple j’avais téléchargé un super dictionnaire anglais-chinois sur mon fidèle ipod. Je n’avais qu’à montrer les pictogrammes aux chinois, un jeu d’enfant !

J’imagine que toutes ces anecdotes et ce voyage t’ont changée…Comment te sens tu ? Es-tu une nouvelle Virginie ?

Je suis rentrée depuis trois mois et je dois dire que je me sens super bien ! Beaucoup de mes proches me demandent un peu inquiets comment je vais, si je suis en dépression ou pas… LOL ! J’ai réalisé mon rêve, je suis repue donc je peux aller de l’avant sereinement. Au départ je partais pour 2 ans max, finalement j’ai voyagé pendant 4 ans et je suis allée dans des pays que je ne savais même pas placer sur la carte ! Donc le voyage ne me manque pas du tout, bien au contraire je suis contente d’avoir retrouve ma vie normale, avec un train train quotidien. Car quatre années sur la route, je peux vous assurer que c’est vraiment épuisant. Quel bonheur de retrouver ma famille, mes amis et… mon lit où il n’y a que moi qui dors dedans et pas des centaines d’autres personnes avant moi (référence aux hôtels en Inde qui ne changent pas les draps en général). Retrouver un peu de confort, n’avoir que 20 minutes de trajet par jour… c’est vraiment appréciable. Globalement je pense être toujours la même, mais certains traits de ma personnalité ont changé ! Je pense être plus sociable, je vais plus facilement vers les gens. J’ai acquis une patience à toute épreuve (merci l’Inde !). J’ai beaucoup pris confiance en moi, fini la Virginie toute timide ! Eh oui, envoyer balader les pervers indiens et les petits filous qui tentaient de doubler dans les files d’attentes des gares, ça a laissé des traces !

Photos extraites de son voyage au Kyrgystan

Comment envisages tu le reste de ta vie ? Te reste t-il des destinations à découvrir ?

Ohhhh que oui ! Rien que d’imaginer le nombre d’endroits qu’il me reste à découvrir, j’en suis malade lol ! Et pour cause : je ne connais pas l’Afrique, je ne suis pas allée en Amérique centrale, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie… Je ne connais pas le Canada de l’est, je n’ai visite que quelques îles aux Philippines et en Indonésie alors qu’il en existe des milliers, et je pourrai retourner dans la plupart des pays ou je suis allée sans pour autant remettre les pieds aux même endroits. Et je ne te parle même pas de tous les treks sur la planète que je pourrai faire, l’Antarctique qu’il faudrait que je visite avant que ça disparaisse… et honte suprême je connais mieux l’Inde que mon propre pays ! Donc tu vois la liste est longue. Mais avec ce voyage j’ai compris que je ne pourrai pas tout voir. Et franchement ce n’est pas très grave ! Aujourd’hui je veux retrouver une vie normale, comme madame tout le monde. Et continuer à voyager bien sûr, avec un petit voyage de temps en temps, une fois que j’aurai renfloué les caisses !

Si tu devais tirer une leçon de ce voyage, quelle serait elle ?

Pendant ce voyage, j’ai très vite compris à quel point j’ai de la chance d’être née en France. Beaucoup de gens se plaignent de notre pays. Ces gens là devraient passer quelques jours en Inde, sur les ghâts de Varanasi ou sur les trottoirs de Kolkata. J’ai vu beaucoup de gens qui ne possédaient que les haillons qu’ils avaient sur eux. J’ai vu des gens agoniser sur les trottoirs. Des enfants affreusement défigurés et ramper sur le sol pour mendier. Des gens qui travaillent 18h par jour pour gagner moins de 1 dollar. Bref la liste est longue. Mais ce qui était fou c’est que ces gens avaient souvent un sourire sur les lèvres. Ne se plaignaient jamais. Et auraient donné leur chemise pour m’aider. Alors, quand j’entends des gens en France se plaindre de leurs petits problèmes insignifiants, j’avoue que j’ai un peu de mal. Quand je vois comment certaines personnes traitent les migrants alors que ces derniers veulent juste fuir la mort, la torture et la famine dans leur pays, j’ai mal au bide aussi. Elle va  la planète si on ne s’entraide pas entre être humain ? Donc oui une leçon à retenir c’est que je suis très chanceuse d’être née en France, et je n’ai pas le droit de me plaindre de mes petits soucis quotidiens. Il y a des choses bien plus graves dans la vie !

Photos extraites de son voyage en Inde

As tu un conseil ou un mantras à transmettre à tout ceux qui hésiteraient encore à sauter le pas ?

S’il y a une chose que j’ai apprise durant ce voyage c’est que dans la vie, rien n’est impossible. Si on m’avait dit qu’un jour je voyagerai pendant aussi longtemps et que j’irai au Pakistan ou au Turkménistan je ne l’aurai jamais cru ! Il suffit de le vouloir vraiment, de bosser dur, de faire des concessions. Et sur place, voyager est beaucoup plus facile que ce qu’on s’imagine, même pour une nana toute seule. Je voudrai aussi dire à ceux qui n’arrivent pas à sauter le pas que… ce n’est pas grave du tout ! Ne vous mettez pas la pression. Avoir une vie « normale » et faire un voyage de temps en temps c’est très bien aussi. Comme on dit, il n’y a pas de petits voyages…

*** FIN ***

J’espère vraiment que ce récit vous a donné l’envie de partir, d’exaucer vos rêves les plus fous, ou du moins qu’il vous a inspiré…Je te remercie encore beaucoup Virginie ! Comme quoi, les blogs ont du bon…Ils inspirent, racontent, persuadent…

Alors, vous partez quand parcourir le monde 🙂 ?

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