Les cheminées de fées de la Cappadoce.

Donc pendant plusieurs jours j’ai arpenté les chemins des vallées de la Cappadoce.
C’était censé être super touristique, mais en fait pas trop, j’étais seule la plupart du temps. Faut dire que février c’est pas trop la bonne saison pour y aller! Il fait super froid le matin et le soir, mais heureusement en journée il fait bon grâce au soleil.
Je me suis trouvé un dortoir pas cher du tout (à Istanbul il faut multiplier les prix par trois!!) mais du coup il n’y a que moi dans le dortoir, et il doit faire 5 degrés car le mec ne veut pas chauffer pour une seule personne (un peu rat d’égout sur les bord mais bon!). Mais pas de soucis j’ai pris des couvertures sur les autres matelas (en faisant le trie avec celle qui avait des puces) et avec 5 couvertures j’ai passé des nuits décentes.
Bref le matin je me levais aux aurores pour marcher toute la journée. C’était vraiment extraordinaire. Je marchais à l’ombre de ces géants, de temps en temps je rentrais à l’intérieur pour voir une maison creusée dans la roche… Et ce qu’il y a d’encore plus d’hallucinant c’est que de temps en temps il y a des églises qui sont quasiment cachées. Avec une carte j’ai réussi à en trouver quelques unes. J’avais vraiment l’impression d’être Indiana Jones qui découvrais des trucs ! Moi ça me fais vraiment halluciner toutes ces églises et ces maisons qui ont été creusées dans la roche. Ils ont vraiment du se faire chier comme des rats morts, vous imaginez!
Une église particulièrement a retenue mon attention, avec plein de colonnes à l’intérieur. Je sais pas trop comment ils ont réussi à faire des trucs comme ça!
Un autre truc qui est propre à la Cappadoce, en plus des églises et des maisons dans la roche: les pigeonniers. En fait quand on se ballade dans les différentes vallées, où que l’on regarde, on voit des petits carrés dans la roche. Littéralement de partout, ça pousse comme des champignons. Des fois c’est sur des cheminées de fées, à 30 m du sol, d’autres fois beaucoup plus bas, dans les églises, les maisons… De partout. Ça m’a vraiment intrigué, et après avoir fait des recherches j’ai compris que c’était des pigeonniers. En fait dans la région de la Cappadoce des centaines de pigeonniers ont été construits, beaucoup à la fin du 19eme mais certains dateraient du 18eme.
Si les pigeons servaient de messagers entre les différentes caravanes de la route de la soie, ils avaient une autre utilité pour les paysans de la Cappadoce. Leur objectif, en construisant ces pigeonniers, était de récolter la fiente des pigeons afin de s’en servir comme engrais pour leurs cultures d’abricots et de tomates. La fiente de pigeon est en effet 5 à 6 fois plus riche en fertilisants que le fumier de vache ou de cochon.
Le pigeonnier devient ainsi une sorte de silo à fumier. Pour atténuer la force de ce fertilisant, on le mélange à du crottin d’âne, de chèvre ou de mouton. Puis on l’injecte parcimonieusement dans les trous au pied des arbres ou dans des rigoles où seront plantés les légumes.

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