Les Tsaatan: le peuple des rennes.

Donc après avoir dit au revoir à mes compagnons de voyage je me mets en route pour aller voir les Tsaatan, dans le nord de la Mongolie.
Pour cela il faut que j’obtienne un permis, peut-être à Moron, la dernière grande ville avant la taïga déserte du nord du pays, et encore ce n’est même pas sur car certains voyageurs ce sont fait refouler sous prétexte qu’il faut faire le permis à Oulan-Baator, la capitale, à plusieurs jours de route.
Ensuite apparemment il faut que je fasse 5 jours de cheval pour arriver à un petit village puis encore plusieurs heures de cheval pour arriver au campement des Tsaatan. Bref ça à l’air un peu chaud patate quoi!
Sauf que le Lonely Planet que j’ai date de 2007, et que depuis les choses ont bien évoluées!
Et heureusement, car 5 jours aller et 5 jours retour à cheval, c’est hors-de-question!!
Donc finalement j’ai fait mon permis en 1h montre en main à Moron, et dès le lendemain j’ai pris un van russe direction Tsagaan Nuur, un petit village au fin fond de la Mongolie.
On m’a prévenu: pour aller jusqu’à Tsagaan Nuur, la route est complètement défoncée.
Et franchement j’étais encore loin de la réalité!! En 2,5 ans de voyage, c’est simple, c’est le pire trajet que j’ai jamais fait. On aurai dit qu’on était dans une machine à laver!
J’ai été malade comme un chien au bout de 5 minutes, et en tout le trajet durait… 10 heures! Un trajet de nuit en plus, donc impossible de fermer l’œil de la nuit.
Quand même, entre deux fournées de vomi j’ai réussi à voir un loup!!! Ce dernier est passé juste devant notre van, en pleine nuit, et on a pu le voir au moins 30 secondes car il est reste sous la lumière des phares tout ce temps là. Les locaux disent que c’est un jeune loup car les adultes ne restent pas sous les phares comme ça, ils ne sont pas autant curieux.
Je sais ce que disent les locaux car avec moi dans le van il y a Andrew, un américain qui parle le mongol car il est reste plusieurs années en Mongolie à enseigner l’anglais. Maintenant il fait des recherches pour finir sa thèse sur les chanteurs de khoomei, une technique particulière de chant où le chanteur utilise sa gorge pour fabriquer un son particulier.
Il y a aussi Larissa, une jeune allemande de 22 ans un peu hippie qui veut aussi aller voir les Tsaatan. Je n’ai pas envie de voyager avec quelqu’un d’autre, et encore moins une nana qui a 10 ans de moins que moi, mais là encore je n’ai pas le choix, il me faut partager les frais de location des chevaux, toute seule c’est vraiment trop cher.
Il faisait aussi un froid glacial. Je me suis bien pellé les fesses avec ma petite polaire! Après dix heures de piste encore plus trouée qu’un gruyère nous arrivons enfin au village, vers 3h du matin. A l’auberge je fais un superbe plongeon sous la couette où je vais rester jusqu’à 13h!
Le lendemain après midi avec Larissa nous allons chercher un guide et des chevaux pour aller voir les Tsaatan.
Je n’avais pas franchement très envie de remonter sur cet instrument de torture sur pattes mais je n’avais pas le choix, c’était le seul moyen d’aller jusqu’à leur campement.
Tant pis je serrerai les dents! On va payer chacune 15 euros par jour, ce qui comprend notre cheval, le cheval du guide et le salaire de ce dernier. Ce qui n’est vraiment pas cher par rapport aux prix que j’ai pu trouver dans les autres pays, comme au kyrgyztan par exemple. En Mongolie faire du cheval ça vaut vraiment le coup (si on est mazo)!
Avec nous il y a un autre voyageur, Pok, de Thailande, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un mongol et son guide Tanzin, un petit jeune de 21 ans qui ne jure que par sa copine anglaise qu’il a rencontré il y a 2 ans, avec qui il a passé une semaine, et qu’il n’a pas revu depuis mais avec qui il discute sur facebook donc tout va bien.
Bref le départ est prévu pour le surlendemain de mon arrivée  au village.
Le matin on fait les courses, on se prépare à partir en début d’après-midi lorsque des nuages supers menaçants commencent à pointer le bout de leur nez. Notre guide nous dit qu’il vaut mieux attendre que l’averse passe. Et heureusement! Car moins de 30 min plus tard il a commencé à pleuvoir des grêlons presque aussi gros que des balles de ping-pong!!! Heureusement qu’on a attendu car je me voyais mal sous cet apocalypse avec les chevaux!
Après le mauvais temps nous partons enfin, vers 17h. Nous faisons du cheval pendant 2 heures, dans le vent et la pluie, puis nous nous arrêtons dans une maison en milieu de nulle part, apparemment notre guide connait la famille qui y vit.
On va nous servir du thé, une super bonne soupe. Le soir venu je monte ma tente dans un froid polaire. Le lendemain matin nous repartons après avoir pris le petit dej à base d’une espèce de crème de lait de chèvre super bonne et de pain. En partant je laisse un peu d’argent a la famille, ils sont super contents. Pok lui ne laisse rien du tout, il est persuadé que toute la bouffe qu’on a eu c’était uniquement par pure générosité et hospitalité. Je pense que entre eux bien sur ils ne se font pas payer mais quand on est étranger on se doit de laisser un petit quelque chose, c’est la moindre des choses. D’ailleurs la mère de famille a de suite accepté mon argent, en embrassant le billet comme si c’était un million de trugrit (monnaie mongole).
Nous reprenons la route sous un grand soleil cette fois-ci, et dans de magnifique paysages de taïga, la forêt sibérienne. Les couleurs sont superbes car ici c’est déjà l’automne. Les arbres et les buissons sont ocres, jaunes, marrons, oranges; de temps en temps on a un lac qui vient ajouter une touche de bleu ciel.
Et ce ciel justement! Ce n’est pas pour rien que la Mongolie est surnommée le pays du ciel bleu! Un bleu pur, immaculé, sans le moindre nuage. Mais par contre qu’est ce qu’il fait froid!
J’ai soudain une sensation de bout du monde qui m’envahie, comme si j’étais vraiment dans un lieu lointain et reculé, perdu au fin fond de la planète, comme si j’étais la première personne à m’aventurer dans cette partie du globe .
Pas un seul bruit à part celui du vent dans les arbres et celui des pas de nos chevaux. Et jusqu’à perte de vue cette forêt de mille couleurs recouvre les montagnes.
Après 5 heures interminables de cheval nous arrivons enfin au campement. Waoo quelle vision!
Nous sommes dans une petite vallée encerclée par des collines recouvertes d’arbres millénaires, elles même surplombées par d’immenses montagnes. Dans la vallée des dizaines de rennes paissent paisiblement, en ne jetant même pas un coup d’œil aux intrus que nous sommes et qui les regardent d’un œil émerveillé.
Les rennes ne sont pas très grands mais leur bois sont gigantesques, et certains ont la mince fourrure de ces derniers qui est en pleine mue, et qui les laisse un peu ensanglantés.
Au milieu des rennes des enfants tsaatan jouent à cache-cache dans les hautes herbes et courent après les chevaux des étrangers qui viennent d’arriver.
Et au milieu de tout cela nous avons les tipis des nomades, d’où s’échappe une mince fumée qui provient du poêle qui chauffe leur modeste foyer.
Il y a 19 familles Tsaatan qui vivent ici.
Les Tsaatan sont un peuple presque oubliés, éleveurs de rennes donc, qui vivent au fin fond de la Mongolie, à la frontière de la Sibérie. Tsaatan signifie littéralement « le peuple des rennes ».
Leur existence tourne uniquement autour de leur rennes qui leurs fournissent lait, viande et peaux qui les aident à survivre l’hiver par des températures qui peuvent descendre à -40 degrés.
Ils se déplacent aussi à dos de rennes et ils vendent leurs bois qu’ils sculptent aux touristes.
Ils sont nomades et de temps en temps ils lèvent leur camps pour s’enfoncer plus loin dans la taïga, vers de nouveaux espaces où les rennes pourront trouver une herbe nouvelle.
Ils ne vivent pas dans des yourtes mais dans des tipis, qui rappellent ceux des indiens d’amérique. Malheureusement cette communauté est en voie de disparition, car les tsaatan sont confrontés à de plus en plus de difficultés pour continuer à vivre selon leur mode de vie ancestral et nombreux sont les Tsaatan qui abandonnent le nomadisme pour se sédentariser.
Ils sont aussi menacés par l’extinction des troupeaux de rennes victimes de consanguinité. Ainsi leur population qui comptait environ 2000 têtes en 1977 a été divisé par trois! Cependant certaines ONG ont pour projet de mettre en place des inséminations artificielles et des implantations de rennes sibériens ou canadiens, ce qui constitue un véritable espoir pour la communauté tsaatan.
Vers 17h j’assiste à un superbe spectacle: les rennes, qui sont laissés en liberté toute la journée, sont regroupés et ramenés au campement par les familles tsaatan. Tout le monde met la main à la patte, même les jeunes enfants qui tirent derrière eux une ribambelle de rennes assez disciplinés.
Le soir les femmes tsaatan vont traire les femelles et laissent ensuite la place aux petits qui tètent leur mère goulûment.
Les Tsaatan ne sont pas bouddhistes mais pratiquent le chamanisme. Qu’est ce que le chamanisme?
Il s’agit de l’ensemble des pratiques religieuses traditionnelles fondées sur la croyance en des esprits, maîtres de la nature, bons et mauvais génies, et sur la faculté qu’ont les chamans à établir des communications entre les hommes et les esprits.
Lors de séances nocturnes, les chamans entrent en transe, période pendant laquelle ils sont doués de capacités extatiques (qui est en extase), de double vue, de déplacement dans le monde mystique, pour apporter des sacrifices aux dieux, obtenir des guérisons ou escorter les morts.
Je voulais vraiment assister à une cérémonie chamanique, et ça tombe bien car dans le campement il y a un chamane! Le petit hic c’est que lorsqu’une famille tsaatan organise une telle cérémonie pour elle, les étrangers ne peuvent pas y participer, ce qui est un peu normal je pense.
A Moron j’ai croise des étrangers à qui les tsaatan avaient demandé de quitter la tente alors qu’une cérémonie chamanique allait commencer.
Non au lieu de cela, de nos jours les touristes peuvent… commander une cérémonie! Et oui, avec les touristes qui sont de plus en plus nombreux à venir les voir, les tsaatans ont monté ce petit buisness. Je ne leur jette pas du tout la pierre, ils vivent dans une situation de plus en plus précaire et le tourisme représente une manne financière qui peut considérablement améliorer leurs conditions de vie.
Donc en déboursant 40 euros nous pouvons assister à cela. Le problème c’est que dans le village, les étrangers qui viennent sans traducteurs sont assez mal accueillis.
Ils représentent un fardeau et Zaira, la seule tsaatan qui parle anglais doit en avoir ras la casquette d’aider les touristes sans traducteur. Je la comprend entièrement. Le truc c’est que financièrement nous ne pouvions pas prendre avec nous un traducteur. Nous n’avons qu’un guide pour les chevaux, et celui-ci ne parle pas du tout anglais. Donc du coup impossible de faire une cérémonie rien que pour nous deux, car on a besoin de parler avec le chamane.
Mais le premier soir un groupe d’italiens arrive la veille organise sa propre cérémonie, et ils ont un guide qui parle anglais et mongol bien sur. La guide accepte de nous prendre avec nous mais sans partager les frais avec les italiens, nous devons payer comme si nous étions que nous deux, 20000 tugrits chacune. Moi ça me va! Je file voir Larissa, je lui dit qu’on peut voir une cérémonie dans cinq minutes. Mais là cette sale merdeuse me dit qu’elle préfère faire ça le lendemain soir, qu’on vient juste d’arriver, que madame est fatiguée, qu’elle est entrain de discuter avec trois polonais qui ont 45 ans soit le double de son âge, que ces derniers veulent uniquement essayer de se la taper, c’est gros comme le nez au milieu de la figure.
Elle me dit on reste encore deux autres soirs, c’est sur qu’il y a moyen. Je n’ai pas le choix que de dire aux italiens qu’on ne vient pas, à cause de cette sale gamine, je ne pouvais pas payer 40 euros a moi toute seule.
Résultat des courses: vu qu’on avait pas de traducteur on a pas pu en voir une les deux autres soirs où l’on est resté au campement. Je vous dis pas comme j’ai les boules quand je repense à cet épisode. A cause d’une sale gamine à la con j’ai même pas pu voir la cérémonie.
Le truc positif c’est que quand y a un truc comme ça qui se produit j’apprends de mes erreurs et je ne refais pas la même connerie. La prochaine fois que je veux faire une truc je n’attendrai après personne et j’irai toute seule, comme j’ai l’habitude de faire. Et plus jamais je ne voyagerai avec une gamine plus jeune que moi et conne comme un manche à balais.
Donc au lieu de voir la super cérémonie je me suis faite embarquée dans une soirée avec les polonais autour d’un feu. Y en avait un qui n’arrêtais pas de me brancher toutes les trois secondes: comment ça va, est ce que tu a froid, tiens prends mon manteau, tiens prends mon tapis de sol pour t’asseoir, tiens prend du thé, tiens prend de la soupe, tiens prends de la vodka, tu es sur que tu n’a pas froid, tu veux pas te rapprocher du feu, tu veux pas t’asseoir sur un coussin, tu veux pas que je sorte mon duvet???? Putain mais tu va la fermer ta gueule????? Tu crois franchement que je vais m’envoyer en l’air contre du thé ou de la soupe ou un manteau????? T’es lourd et t’es con que t’en peux plus!!
Je vous jure la soirée la plus longue de ma vie. L’autre merdeuse est pleine comme une barrique car le vieux lui refile des shots de vodka toutes les trois secondes. Moi je fais semblant de boire à chaque fois. Je dis à Larissa de se méfier mais rien n’y fait elle continue de boire. Au bout de 3h d’agonie je dis au groupe que je vais me coucher. Le problème c’est que ma tente est de l’autre côté du campement et que ma lampe frontale n’éclaire pas à plus de 5 mm. Et que au milieu de la vallée il y a un mini marécage.
Le guide des polonais s’incruste pour me ramener. Il est a moitié bourré comme le reste du groupe. Alors là coco si tu tente quoi que ce soit ma parole que demain matin on retrouvera ton cadavre au milieu des rennes! On prend le chemin du camps, j’ai ma bombe à poivre dégoupillée dans la main, prête à servir. Tout se passe bien jusqu’à la tente, là comme par hasard il éteint la lampe frontale, fait mine de m’embrasser sur la joue mais oups comme par hasard sa trajectoire dévie de manière innocente bien sur et il m’embrasse à 2 cm des lèvres.
Ho puré alors là je vois rouge, déjà que j’ai les boules d’avoir passé une soirée de merde à me faire brancher par un pochtron polonais en plus de ça faut que je me tape le guide qui essai de m’embrasser , alors que j’aurai pu voir une cérémonie chamanique????
Bon je n’ai pas utilisé mon peper spray, je l’ai juste poussé de toutes mes forces avant de rentrer dans la tente. Il a le culot de me dire good night. Avant de rentrer dans ma tente je le voit qui s’en va tout penaud. Je ne pense pas qu’il était vraiment dangereux, il a voulu tenter sa chance je pense. Mais je reste évidemment sur mes gardes. Et si je n’avais pas eu la bombe à poivre il est évident que je ne serai pas rentrée avec lui.
La nuit va être glaciale, mon sac de couchage ne fait pas le poids face à des températures négatives. Brrrr ma parole que des demain je déménage et je vais dans un tipi pour les visiteurs, avec le poêle! Car à l’instar des mongols des steppes, les tsaatan ont leurs tipi pour eux et des tipis pour les touristes.
Le lendemain la gamine émerge à 13h avec une gueule de bois monumentale. Le vieux a bien essayé de la mettre dans son duvet mais elle l’a gentiment envoyé baladé, elle est peut être un peu moins bête qu’elle n’en a l’air.
Lors de la deuxième journée chez les tsaatan nous somme allés à un petit lac pas très loin, en plein cœur de la taïga. J’ai pris un milliard de photos des rennes, surtout des bébés qui ne s’en vont pas en courant  dès qu’on s’approche et qui au contraire réclament des caresses.
Larissa ne comprend pas trop: elle a un copain en Allemagne qui est allé voir les tsaatan il y a plusieurs années, et il lui avait dit qu’il avait vraiment été en immersion totale avec les tsaatan: qu’il mangeait avec eux, qu’il dormait dans le même tipi qu’eux, qu’il avait pu vraiment voir leur mode de vie. Mais tout cela c’était il y a plusieurs années, depuis le tourisme a fait son effet et les choses sont beaucoup moins authentiques, comme dans de nombreux endroits de la planète. Et puis peut être que son amis avait un traducteur. Si vous lisez ces lignes et que vous voulez aller les voir essayer vraiment de prendre une personne qui parle mongol avec vous, peut être que vous arriverez a percer cette carapace que revêt le mystérieux peuple des tsaatan.
Voilou, le lendemain nous quittons le campement, toujours à cheval malheureusement! Mais notre guide nous a fait prendre un gros raccourcis, et du coup nous sommes arrivés au village en quelques heures seulement. Moi à pied, les autres à chevaux. Mais quand même je dois dire que j’ai eu beaucoup moins mal que lors du mini trek de la vallée d’Orkhon. Peut-être que la selle était différente ou un truc comme ça.
Le lendemain soir rebelote avec le trajet en enfer jusqu’à Moron, sauf que cette fois-ci j’ai utilise mon super cerveau et j’ai donc sorti l’artillerie lourde: j’ai pris un médoc anti mal de transport qui m’a fait dormir au moins 6h sur les 10h de trajet, et j’avais presque tous mes habits sur moi, du coup j’avais presque chaud! C’est passé comme une lettre à la poste!
Le lendemain soir re trajet de nuit de 14h entre Moron et Oulan-Bator, puis transsibérien jusqu’en Russie où j’ai passé 2deux semaines en Sibérie, puis retour à Oulan-Bator d’où je m’envole demain matin direction Olgii à l’extrême ouest du pays, où je vais assister au fameux festival des aigles dont je casse les oreilles à tout le monde depuis des mois… J’espère que ça va être bien!
Pour l’heure je vais dormir à l’aéroport car mon avion est à 6h du mat demain matin, il faut que je sois la-bas à 4h du mat et sortir dans les rues de oulan bator à 3,5h du mat c’est pas top…
A bientôt!
 
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La famille du premier soir.
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Les enfants qui ramenent les rennes au campement.
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Petit dej: creme de lait de chevre a droite. pain et fromage séché a gauche.
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Tanzin.
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Traite des femelles rennes.
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Retour au bercail.
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Taiga a l’automne, en route pour le campement des tsaatan.
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Ma tente et un petit visiteur.
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Vive l’incruste!
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Le village de Tsagaan Nuur.
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Dans le tipi.
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Viande qui seiche dans le tipi.
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Une réflexion sur « Les Tsaatan: le peuple des rennes. »

  1. Salut Vivi, un coucou rapide, je suis en train de devenir vert devant tes articles et tes photos, tu m 'enerve +++ J'espere que tu vas bien ?
    Si ça te dis de jeter un oeil au petit film quej'ai fait sur le napal et l'inde : « Memories from nepal & india » sur vimeo.com , ça devrait te rappeler des souvenirs !
    Je t'embrasse bien fort, stay safe ! A bientot !

    Nico Soulier
    souliernicolas@yahoo.fr

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