Trek au pays des pagodes d’or.

Après Mandalay je prends un bus de nuit direction Kalaw, plus au sud, pour faire le fameux trek qui relie ce village au lac Inle.
Comme d’habitude j’arrive à 3h du mat et j’essaie de dormir tant bien que mal sur le balcon de la guest house. Ils ont mis un matelas par terre avec une couverture pour les gens qui arrivent en pleine nuit, mais qu’est ce qu’il fait froid quand même!!!
A Kalaw il y a une multitude d’agences de trekking qui proposent cet itinéraire. Je me décide de partir avec Sam’s Family, les plus sérieux je pense, pour 40000 kyats pour 3 jours (env 33 euros), avec un groupe de 8 personnes: Helene, une française de 30 ans qui commence son tour du monde de 1 an; Meiying, une chinoise de 31 ans qui parle couramment le français car elle a bossé en France plusieurs années, avec Hélène qu’elle a rejoint en Birmanie; Benjamin, un policier belge; manuel, ex infirmier belge qui s’est reconverti dans la restauration et qui a ouvert deux resto; Bruno, un portugais qui vit en France depuis des années et qui bosse dans le tourisme à paris avec Mathieu, le doyen de la bande. Y a aussi Anna, une nana belge avec qui je n’ai pas du tout accroché, mais bon que voulez-vous on ne peut pas aimer tout le monde!
Bref c’était vraiment hallucinant car tout le monde parlait français, même la chinoise. On avait pas à parler anglais pour une ou deux personnes, c’était pratique.
Et bien sur il ne faut pas oublier notre guide, July, une birmane de 23 ans. Elle a fait des études d’anglais et maintenant elle est guide, depuis plusieurs années. Durant la haute saison elle travaille pratiquement tous les jours, avec seulement 2 ou 3 jours de repos par mois!
Le trek a donc duré 3 jours et 2 nuits, pour une soixantaine de km en tout. J’ai vraiment adore cette étape, autant pour la somptuosité des paysages que pour l’ambiance du groupe. Le trek est ultra touristique. Rien que pour Sam’s Family, nous étions 5 ou 6 groupes à partir ce matin là. Mais les guides sont tellement bien organisés qu’en journée nous ne croisions aucun autres touristes, car nous prenions tous des chemins différents ou nous partions tous à des heures différentes.
Nous avons dormis dans 2 villages où les gens nous disaient tous bonjour avec de grands sourires quand ils nous voyaient arriver.
Le soir pour nous récompenser de notre très dure journée de marche lol nous allions à l’épicerie du coin pour acheter quelques bières. Le problème c’est que que dans ces villages paumés le stock de bière était limité, et le premier soir les autres groupes se sont plaint du fait qu’il ne leur restait plus de bière après nous…
Après le repas nous avons parlé de la tuerie de Charlie Hebdo et du journal, et la discussion a été quelque peu animée, les avis étaient trés différents concernant l’orientation du journal, certains pensaient qu’ils étaient racistes, d’autres au contraire disaient qu’ils combattaient le racisme… Bref la discussion s’est un peu envenimée et personne n’a plus parle de politique pendant le reste du trek!
Le deuxième soir j’ai bu deux bières sauf que cette fois-ci au lieu de boire de la bière normale à 4% c’était de la DAGON à 8%!!! Mais moi comme je ne m’y connais pas je vois pas vraiment la différence. Résultat, une heure plus tard je vomis dans les bambous le succulent repas que nous avait préparé le cuistot, dont j’ai oublie le prénom. C’était super bon, et tout a fini dans les bambous… quel dommage! Pendant ce temps une partie du groupe, elle aussi éméchée, décide de faire une promenade nocturne dans les bois et tarde à rentrer, donc finalement c’est la guide qui part à leur recherche car elle est morte d’inquiétude et qui les ramène au bercail. Mais avant ça elle m’a porte jusqu’à mon lit et m’a bordée… Une vrai guide/maman poule cette July!! Bref attention si vous étés en Birmanie et si vous ne tenez pas l’alcool comme le nain de jardin que je suis: vous avez la Dagon avec l’étiquette verte, qui est normale, à 4%. Puis vous avez la Dagon super forte à 8% avec l’étiquette rouge!!! Attention danger!!!!
Bref le lendemain tout le monde s’excuse à July, mais elle rigole, elle nous dit qu’elle en a vu d’autres et qu’on est pas les pires. Les pires parait il se sont les allemands selon-t-elle.
Après avoir marché plusieurs jours dans la poussière, l’arrivée au lac est salvatrice.
Ce dernier fourmille de vie: de nombreuses habitations sur pilotis parsèment les eaux translucides, de nombreux pêcheurs tentent leur chance sur leur frêle pirogue, armés de leur immenses filet et paniers, des paysans travaillent sur leur cultures émergeant des eaux, des mouettes nous attaquent alors que nous n’avons absolument rien à manger…
Le soir nous ne perdons pas nos bonnes vielles habitudes, nous nous retrouvons dans un bar et nous refaisons le monde autour de bières, et cette fois ci je regarde bien la couleur de l’étiquette.
A part l’arrivée sur le lac inle et sa traversée en bateau je n’ai pas vraiment aimé le lac. C’est ultra touristique au possible, sans grand intérêt. Mais le trek restera un de mes meilleurs souvenir de la Birmanie!
Après le trek je rentre en bus à Rangon. Je vais faire plusieurs jours de couchsurfing chez Steve, un français sympa qui est ingénieur chez total. Il s’occupe de faire les calculs pour creuser les puits pour aller chercher le pétrole dans le golfe du Bengal.
Il est marrant car sa phobie c’est d’être malade à cause de la bouffe à Rangon, qui a une très mauvaise réputation quand à l’hygiène de ses resto.
Du coup il refuse d’aller au resto, il est censé rester 3 ans en Birmanie mais il n’ira pas au resto, et si il y va il mangera chez lui avant.
Il a fait le trek avant moi et plutôt que de manger ce que lui faisait le cuisto il préférait faire sa bouffe lui même. Du coup il a apporté son réchaud, sa bouffe… Le dernier soir on a mangé des fraises, et pour les nettoyer il a mis de la javel dans l’évier et les a laissé tremper dans l’eau. Il m’ a dit que ça se fait mais franchement j’étais un peu septique quand j’ai vu la tache que la javel avait fait sur mon tee shirt, il a du en mettre un peu trop… Bref si steve me voyait manger dans les endroits où je mange en inde depuis quelques jours, je pense qu’il s’évanouirait. Mais bon il est très sympa, et du coup il cuisine beaucoup et c’était vraiment bon… En plus Total lui payait un super appart dans une des tours les plus luxueuses de Rangon, ce qui me changeait un peu des chambres quelque peu spartiates/glauques où je suis restée en Birmanie. Bref très bonne expérience couchsurfing.

Voilou, la Birmanie c’est fini!
J’ai beaucoup aimé ce pays, encore un peu authentique par rapport à ses voisins d’Asie du sud est. Les habitants sont désarmants de gentillesse, et j’espère qu’ils ne vont pas trop changer à cause du tourisme qui envahi petit à petit le pays aux mille pagodes.
Aprés Rangon je prends l’avion pour l’Inde. J’ai vraiment hâte d’y être car l’Inde reste le pays que j’ai préféré de tout mon périple, sans aucune comparaison possible avec les autres pays. C’est un peu ma deuxième maison, je m’y sens comme un poisson dans l’eau, même si des fois j’ai envie d’étrangler quelques indiens ici et là, les voyageurs qui sont eux aussi allés en Inde savent de quoi je parle.
Après avoir atterrit à Chennai je suis allée acheter mon billet de ferry pour me rendre sur les îles Andamans. Puis direction Pondichéry pour refaire mon passeport au consulat français car il est presque plein. Je suis tombée sur une connasse dépressive qui donne envie de se pendre dès qu’on la voit, au début elle ne voulait pas me refaire mon passeport pour une histoire de photocopie/original, ce qui m’aurai mis dans une sacrée merde, mais finalement c’est passé, elle a du prendre ses anti dépresseurs entre temps.
De retour sur Chennai, j’embarque sur le ferry demain, direction les îles Andamans!
Suivant ma chance et la météo la traversée durera entre 2,5 et 4 jours, une vrai torture pour un nain de jardin qui a le mal de mer à la première vague. Mais pas de soucis j’ai fait une réserve de pilule anti mal de mer, d’après mes calculs je vais dormir pendant 3 jours puis j’irai cuver le reste de mes comprimés sur une plage déserte avec des cocotiers, un banana lassi à la main, et ce pendant 1 mois!
@ bientot pour de nouvelles zaventures!

DSC02581

DSC02838

DSC02680

DSC02594

DSC02922

La fine equipe.

DSC03011

On prend la pose pour les touristes.

DSC02809

Des enfants birmans qui s’amusent avec des elastiques dans la cour de recre…

DSC03032

Pecheurs sur le lac Inle

DSC02923

Un des plats que notre cuisto nous a prepare pendant le trek

DSC02940

Maison sur pilotis, lac Inle.

DSC02766

Recolte de piments.

DSC02599

DSC02684

DSC02617

DSC02627

DSC02765

DSC02651

DSC03096

Village sur le lac Inle.

DSC02942

DSC02635

Villageois qui jouent a un sport qui ressemble au volley sauf qu’il se joue avec les pieds.

DSC02649

DSC02636

Le premier village ou nous avons dormi.

DSC02645

DSC02943

DSC02686

DSC02808

Ne votez pas pour la junte militaire mais pour Aung San Suu Kyi.

DSC02847

DSC02949

Bureau de poste sur le lac Inle.

DSC02760

DSC02978

DSC02642

DSC02959

DSC03049

DSC02837

En Birmanie toutes les femmes utilisent du Thanaka: c’est une pate cosmetique jaune d’origine vegetale couramment utilisee pour couvrir le visage et parfois les bras des femmes et des filles, et dans une moindre mesure des hommes et des garcons. Il est produit à partir du bois de plusieurs arbres poussant en abondance en Birmanie centrale et connus collectivement comme « arbres à thanaka ».  La crème de thanaka est faite en râpant l’écorce, le bois ou les racines de l’arbre avec un peu d’eau sur une pierre circulaire appelée kyauk pyin, munie d’une rigole circulaire pour évacuer l’eau. Proprietes du thanaka: il protège de la brûlure du soleil, aide à lutter contre l’acne,  rend la peau douce et a une action anti-mycosique.

DSC02754

DSC02836

July qui m’applique du Thanaka

DSC02974

DSC02852

DSC03012

DSC02840

Thanaka sur moi mais ca ne se voit pas trop sur la photo.

DSC02842

DSC02674

DSC02690

DSC02701

DSC02793

DSC02795

DSC02703

Champs de piments.

DSC02875

DSC02786

Aubergine.

DSC02775

DSC02776

Toilettes.

DSC02713

DSC02846

DSC03064

DSC02807

DSC02714

Champs de piments.

DSC02719

DSC02720

DSC03059

DSC02730

DSC02734

DSC03019

DSC02983

DSC02736

DSC02741

Grotte avec une mini pagode.

DSC02747

DSC02782

DSC03078

DSC02785

Champs d’aubergines.

DSC02788

DSC02801

En birmanie tout le monde mache des noix d’arec.  Elle est consommee  dans de nombreux pays d’Asie sous forme d’une préparation à mâcher avec la feuille de bétel.  On met la feuille a l’interieur de laquelle il y a la noix d’arec et d’autres ingredients a l’interieur de notre joue, on mache le tout, ca fait saliver et on doit cracher le jus qui sort de tout ca car l’arec favorise la salivation.  C’est pour ca qu’en Birmanie les gens crachent tout le temps une espèce de mollard juteux rouge.  La noix d’arec est un peu comme la cafeine, c’est un exitant.  La feuille est d’abord badigeonnée de chaux, ce qui sert a liberer le stimulant des feuilles. Tout ce petit monde bien sympa donne entre autres des cancers du larynx.

DSC03063

DSC02806

Essai noix d’arec: pas trop degeu mais pas terrible quand meme.

DSC02832

DSC02827

DSC02821

DSC02824

DSC02851

DSC02924

DSC03048

DSC02892

DSC02893

DSC02918

DSC03033

DSC03010

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s