Trek a la Reunion.

Après avoir passé 2.5 mois à Madagascar je prends l’avion direction la Réunion!
Je suis super contente de changer d’horizons car franchement mada à la fin il y en avait un peu ras la casquette.
En fait au début je n’avais pas prévu d’aller à la réunion, car là bas c’est comme en France, c’est très cher. Je me disais je vais faire exploser mon budget, c’est pas la peine. Mais lors d’une excursion dans l’ouest de mada j’ai rencontré un couple de français super cool qui habitent à la Reunion: Marion, une nana originaire d’Ardèche, qui prépare son concours de psyco-motricienne, et Nordine, un prof de sport avec des super longues dreads. Tous les deux sont vraiment au top, et ils me proposent de me prêter tout le matos pour aller faire un trek dans les cirques, tente, réchaud etc… et de m’héberger le reste du temps, histoire de ne pas payer l’hôtel.  Du coup je me dis allez c’est parti!
Déjà depuis le hublot de l’avion l’île est super impressionnante. Tout est vert, avec d’immenses canyons qui grignotent l’île ici et là. Ça m’a fait penser à Jurassic Parc, quand ils arrivent en hélico sur l’île.
Premiers contact avec les réunionnais, qui ont l’air très gentils. En effet je dois gratter un téléphone dans la rue pour appeler Marion, une dame me le prête sans problème. Je prends plusieurs bus, tiens ça fait bizarre de ne pas attendre 2 ou 3 heures que le bus soit plein pour démarrer comme à mada!

Je retrouve Marion et Nordine plus tard à la sortie du bus. Le soir on va fêter l’anniv d’une copine à Nordine. Au menu: beaucoup de bonne humeur, de la dodo (la bière réunionnaise), du carry poulet et du carry poisson, une spécialité réunionnaise. Bon! Je sens que je vais vite me remplumer moi avec un régime pareil!

Le lendemain Marion m’emmène faire les courses. Je fais le plein de pâtes of course, avec un gros sachet de fromage râpé, plein de barres céréalières, des soupes pour le soir, des nouilles instantanées…
En fait j’ai pour objectif de faire une dizaine de jours de trek dans l’île, à travers les trois cirques (Cilaos, Mafate, Salazie), le volcan du piton de la fournaise, et le piton des neiges.
Une fois chez Nordine je fais mon sac. Là je commence vite à déchanter, car avec toutes les provisions, la tente, le sac de couchage, l’eau, les habits, le réchaud, la popotte… le sac pèse une tonne! Il est vraiment super lourd pour moi… pfouuu en plus avec mes problèmes aux pieds je sais pas trop comment ça va se goupiller… Bon tant pis on verra bien!
Le lendemain après avoir pris plusieurs bus j’arrive enfin au début de la route qui monte jusqu’au volcan. Là je dois faire du stop, car il y a un truc comme 26km avant d’arriver jusqu’en haut. Je n’attends pas très longtemps car un couple de médecins anesthésistes allemands s’arrêtent.
Une fois en haut je plante ma tente à l’arrache entre deux buissons, à côté du parking.
Apparemment il n’y a que moi qui campe, tous les autres sont au gite situé plus bas. Mais bon moi j’ai pas les sous donc direction les buissons, j’essai de trouver un endroit sans trop de pq qui traîne… J’ai un peu l’impression de camper dans des toilettes publiques pour le coup!
Ensuite je vais me balader le long du cratère. La vue depuis le parking est superbe! Le volcan est au milieu d’un no mens land, ça me rappelle le volcan Bromo en Indonesie. La nuit commence à tomber, j’ai juste le temps de descendre au gite me faire une réserve en eau et de retourner à ma tente. Je me fait mes pâtes avec mon fromage râpé qui a pris cher avec la chaleur de la journée. Ça me rappelle quand j’avais mon premier appart à Marseille pendant mes études d’infirmière, mon frigidaire ne marchait pas, ça m’empêchait pas de manger mon fromage râpé tout fondu, j’ai jamais été malade à cause de ça pour autant. Je me fait aussi un tuperware de spagettis que j’ai la ferme intention de manger demain au sommet du volcan pour me récompenser de tous mes efforts!
Le lendemain matin je me réveille aux aurores pour monter sur le fameux volcan. La nuit a été courte, je me suis bien pelé les fesses car il a fait un froid de canard. Le duvet n’est pas suffisant du coup j’ai dormi avec toutes mes épaisseurs dessus.
Dehors il fait nuit noire et je commence à marcher à la lueur de ma lampe frontale. Je suis un peu deg car il y a beaucoup de nuages, le temps est très maussade. Au fur et à mesure que je monte sur le volcan je suis de plus en plus deg car les nuages sont omni présents et il commence même à pleuvoir. Pfouu avec la chance que j’ai je vais même pas voir le cratère, quelle poisse! Puis à 50m du sommet un miracle se produit: les nuages s’en vont et laissent la place au soleil! Et j’ai même droit à un superbe arc-en-ciel dans le cratère!! Génial!! C’est vraiment magnifique. Je mange mes spaghettis en regardant les fumerolles qui s’échappent des flancs du cratère. De l’autre côté il y a une véritable mer de nuages… Quel spectacle! Quand je pense que juste avant d’arriver en haut j’ai croisé plein de gens qui faisaient demi tour, dépités par le temps! C’est vraiment dommage, s’il avaient attendus cinq minutes de plus ils auraient tout vu.
Je redescends, non sans avoir jetté mes pâtes qui ont du tourner pendant la nuit et qui sont devenues immangeables pfouuu un beau gâchis.
Pour la redescente je trouve sans soucis un couple très sympa qui me laisse au village d’en bas.
Je refais du stop sous la pluie, je suis trempée comme un chien mouille c’ est génial… Ils y a plein de rats d’égout qui me passent devant sans me calculer, je sais pas j’ai peut être l’air d’une seriale killeuse qui va les égorger, à moins que ce soit le fait de mouiller leur siège avec l’auto stoppeuse trempée. Sympa quoi! Heureusement un couple de personnes âgées me prend en pitié, et m’arrête une dizaine de km plus loin, au début du sentier du GR2 que je vais emprunter pour aller au Piton des Neiges.
Je profite du fait qu’il fasse encore jour et qu’il se soit arrêté de pleuvoir pour m’avancer de quelques km.
Puis je plante ma tente au milieu de nulle part, dans un champs. Je me rends compte comme une grosse truffe internationale que je suis que je n’ai pas pris assez d’eau car le lendemain pendant toute la journée il n’y aura pas de point d’eau. Du coup je commence à me rationner, mais comme un manche à balais que je suis je renverse la casserole que j’avais faite bouillir sur le réchaud, avec toute l’eau à l’intérieur! Du coup obligée de refaire bouillir de l’eau, j’ai trop faim il me faut mes pâtes. Il me reste 1l d’eau pour environ 8h de marche le lendemain, c’est pas grand chose mais faudra faire avec!
La nuit tombe, je m’endors avec ma bombe à poivre a portée de main, ainsi qu’une fourchette pour la planter dans l’œil d’un éventuel pervers qui passerait par là. En effet à part des vaches il n’y a rien à des km à la ronde, et je ne peux pas m’empêcher de psychoter… En plus il recommence à pleuvoir, et la pluie qui tombe fait parfois le même bruit que des pas d’un rôdeur… Bref un vrai film d’horreur quoi!
Les éclairs tombent à quelques km, et c’est ce moment que mon cerveau choisi pour me rappeler un article dans le journal que j’ai lu il y a quelques temps, comme quoi tout un troupeau de vaches était mort foudroyé sur l’île il y a quelques temps. Bref entre les risques du rôdeur et du foudroiement j’ai pas trop dormi.
Mon réveil sonne à 6h, j’ai pas du tout envie de sortir de mon duvet. Il fait tellement froid j’ai envie de rester bien au chaud, d’autant plus qu’une longue journée de marche m’attend!
Je me motive quand même, je me prépare, je plie la tente, et je dois me rendre à l’évidence: mon sac est bien trop lourd, je n’arrive même pas à le fermer, ça déborde de tous les côtés.
Las je me résous à sacrifier mes deux gros sachets de spaghettis et de coquillettes. Ces derniers prennent vraiment trop de place et sont vraiment trop lourd. Je les aurai bien donné à quelqu’un mais à part les vaches, y a pas grand monde dans les environs. Je jette donc mes pâtes dans la nature, tout en gardant l’emballage avec moi. Quel gâchis! Je pense à tous ces enfants malgaches qui crèvent la faim et qui auraient pu manger je sais pas combien de jours avec ces pâtes.. J’ai un peu honte mais bon tant pis.
C’est donc avec un sac plus léger mais sans mes pâtes que j’entame mon premier vrai jour de trek. 8h de marche environ, avec 1 petit litre d’eau. Je me force à ne boire que quelques gorgées une fois par heure, pas plus, pour faire durer un maximum de temps.
Heureusement la météo est exécrable, il pleut, il n’y a pas de soleil. Donc du coup il ne fait pas super chaud, je n’ai pas trop soif. Après quelques heures à marcher toute seule je croise enfin un couple de randonneurs. Qu’est ce que ça fait du bien au moral de croiser d’autres personnes! Ils me disent qu’ils ont dormi au gite en bas du piton des neiges mais qu’ils n’ont pas pu faire l’ascension dans la nuit à cause du temps et de la pluie. Mince! Moi ça me ferai chier de me taper tout ça pour rien du tout!!
La journée sera longue, treees longue. Parfois il y a des panneaux qui indiquent le nombre de km et d’heures qui me restent à parcourir. Je n’ai jamais réussi à entrer dans les temps annoncés. A chaque fois pendant le trek je mettais le double voir le triple du temps soit disant normal. Ils se calquent sur qui pour calculer leur truc? Ils ont des ailes greffées dans le dos les autres randonneurs ou quoi? Bon ok il faut dire que avec mon super sac je n’avance pas très vite, j’ai l’air d’un escargot asthmatique.
A un moment donné je glisse sur une pierre, je fais un roulé boulé et j’atterris sur le ventre coincée entre mon sac à dos et le bâton de rando qui me barre le visage. Je suis morte de rire, en plus impossible de me relever je suis coincée. Je réussi quand même à me remettre sur mes pattes.
A la fin de la journée j’en ai un peu marre, je suis trempée, j’ai de la boue jusqu’aux genoux, j’ai mes satanés pieds qui commencent à me faire mal et ma réserve d’eau quasiment vide. Je commence à me demander une fois de plus qu’est ce que je fais là et pourquoi je me mets toujours dans des situations comme ça. Dire que je pourrai être au chaud et au sec dans un bon lit douillet! A croire que je suis mazo.
Enfin au détour d’un virage je vois le refuge où je vais camper. Je pousse un hurlement de victoire et je m’encourage toute seule à voix haute pour le dernier km qu’il me reste à parcourir. Quelle journée! En plus je me suis tellement rationnée qu’il me reste encore de l’eau… C’est malin!
Je plante ma tente dans une grotte, à côté du gite. Après une bonne soupe de nouilles instantanées et une karcherisation aux lingettes je reprends apparence humaine. Je me couche tôt car le lendemain je commence l’ascension du piton des neiges à 3h, histoire d’être là haut pour le lever du soleil. Je m’endors en croisant les doigts qu’il fasse beau!
Le lendemain donc, lever à 3h. Ça pique un peu, il fait bien trop froid pour un nain de jardin frileux comme moi, mais bon j’éteins mon cerveau et je commence à marcher à la lueur de ma lampe frontale. Je ne suis pas toute seule, tous les gens qui ont dormi au gite font la même chose. On se suit presque à la queue le le. L’ascension se passe bien, ça grimpe mais bon ça va c’est largement faisable. En haut c’est carrément le pôle nord, j’ai l’impression de me congeler sur place à cause du vent gelé qui me fouette le visage.
Mais le moral est bon, et pour cause: il n’y a pas un seul nuage! J’assiste donc à un magnifique lever de soleil, dont les premiers rayons révèlent peu à peu les contours déchirés du cirque de Cilaos qui nous fait face. Il y a mémé l’ombre du piton des neiges qui se reflète sur des km à la ronde!! Le soleil me réchauffe peu à peu, et c’est toute contente d’avoir pu admirer ce spectacle sans un nuage que je prends le chemin du retour.
Un fois dans ma grotte je me fais un bon plat de nouilles, je plis ma tente et c’est reparti!
Le but de cette journée c’est le village de Cilaos, dans le cirque du même nom. Je vais camper là bas pour repartir le lendemain pour le cirque de Mafate. Pour aller du gite du piton des neiges jusqu’à Cilaos il y a une énorme descente, qui se fait, selon les supers panneaux indicateurs, en 3 heures. Sauf que moi je vais mettre 6h, 6h de souffrance à cause de ces satanés pieds qui ne supportent pas les descentes.
Obligée de m’arrêter tous les 10 mètres tellement j’ai mal. Pour Noel prochain je commande des nouveaux pieds! Du coup je marmonne dans ma barbe toute seule et à chaque fois que je m’arrête je mange une barre céréalière, de colère. Dans le sachet il y avait 15 barres, je me dis c est pas possible je vais quand même pas manger les 15 barres c’est physiquement impossible; et beh siiiiiiii, à la fin de la descente je les avais toutes mangées, par colère. Voilou ça c’est du nain de jardin tout craché. Maintenant en plus d’avoir mal aux pieds j’ai mal au bide! Y a pas quelqu’un qui peut me foutre des claques svp??
Bref j’arrive à la route en milieu d’après midi, je me me pieds nus et je me jette dans un bus qui passait par là. Je demande au chauffeur s’il y a un stop près du camping il me dit oui oui pas de problème, moi du coup je me dis chouette la torture est finie je n’ai plus à marcher! Il m’arrête au stop en question, sauf que après avoir cherché le camping pendant dix minutes une nana qui habite dans la rue me dit qu’il n’y a plus de camping à cet endroit là mais que par contre il y en a bien un autre, mais de l’autre côté de la ville. Je ravale mes larmes de nerf qui commencent à monter, j’éteins mon cerveau, je remets mes chaussures et je marche 45 minutes de plus jusqu’au fameux camping, où je m’étale comme une loque sur la pelouse.
Le lendemain j’étais censée repartir mais je décide de faire une pause d’une journée pour ménager mes pieds et pour faire la loque. Pfouuu ça fait du bien de ne rien faire! Bon quand même je m’ennuie assez rapidement alors je décide d’aller visiter le village.
Le village est très sympa, très joli, avec des maisons créoles très typiques. C’est jour de marché, j’en profite pour faire une razzia sur les samoussas créoles, qui sont super bons: au fromage, jambon, poisson, viande hachée… En plus il y a plusieurs stands alors bon je suis obligée d’en acheter plusieurs fois, comme ça pas de jaloux. Au retour je m’achète des pâtes avec du bon fromage râpé tout frais, ça fait quelques jours que je n’ai pas eu ma ration de pâtes je commence à me sentir pas très bien.
De retour au camping je fais une bonne sieste à l’ombre d’un arbre, entrecoupée cependant par une séance vomi, je soupçonne fortement le samoussa au fromage d’être pas passé. Pfouu j’en ai un peu marre d’être tout le temps malade quand même, ça commence à être un peu lourd! Bon tant pis c’est ça l’aventure.
Le lendemain matin je plie ma tente et c’est avec des pieds bien reposés que je reprends le trek.
L’objectif c’est l’ilet (petit village) de Marla, dans le cirque de Mafate, en passant par le col des Taibit. Que de la montée of course, avec un peu de descente quand même entre le col et Marla. Mais bon la montée ça va ça me dérange pas car ça me fait pas trop trop mal aux pieds. C’est vraiment les descentes que je maudits!
Bref quelques heures plus tard j’arrive au col des Taibit, courbée sous le poids de mon sac qui n’a pas l’air d’être plus léger. Bon ok si je me rachète des pâtes en cours de route c’est sur ça aide pas.
La vue depuis le col est magnifique, avec tout le cirque de Mafate à perte de vue. Ce cirque là est vraiment sauvage, car c’est le seul à ne pas avoir de routes à l’intérieur, on ne peut le rejoindre qu’à pied ou en hélico.
J’arrive à Marla avec les pieds en compote une fois de plus et j’englouti un orangina à la buvette du village.
Je plante ma tente près de l’école, sous les pins.
Le lendemain autre grosse journée de marche, je me rends dans un autre ilet, Roche Plate. Le chemin pour y aller est digne de montagnes russes. En chemin je m’arrête un peu aux Trois Roches, il y a une immense cascade. J’arrive à Roche Plate en fin d’après midi, je trouve un camping et je plante ma tente dans un décors de rêve, avec tout le cirque de mafate face à moi.
En allant payer ma place de camping je tombe sur une affiche trop belle. La c’est le drame. Le poster est magnifique, c’est une photo de la vue depuis une montagne, le Maido. Je sais pas où c’est, mais maintenant que j’ai vu la photo il faut que j’y aille, c’est obligé!! Je me renseigne un peu et j’apprends que le Maido, c’est pas très loin à vol d’oiseau, 6h aller retour depuis Roche Plate. Juste 6h! Impossible que je manque ça!!
Donc le lendemain je me lève tôt et je mets le cap sur le Maido. Un gros regret, c’est celui de ne pas être monté là haut pour le lever de soleil, mais bon je me sentais pas de marcher toute seule à 3h du mat pendant trois heures, dans un chemin assez escarpé. Forcement ça grimpe à 90 pourcent, j’arrive là haut en fin de matinée toute agonisante mais je suis récompensée par la vue qui est vraiment superbe, avec un gigantesque panorama de tout le cirque. Je redescends, la journée m’a pris 8h au lieu des 6. Je suis vraiment lente c’est fou! Mais bon après tout le principal c’est d’y arriver, je fais pas une course. Si seulement je n’avais pas des pieds foireux!
Le lendemain, dernière grosse journée du trek. En gros je dois descendre plusieurs centaines de mètres, et tout remonter de l’autre côté. Je mets le cerveau en mode off, car je sais que je vais en baver comme jamais. Effectivement la descente est aussi agréable que si je marchais sur du charbon ardent ou des clous, comme les fakirs. Mais bon c’est pas grave, personne ne m’oblige à faire tout ça, ça fait parti de l’aventure.
Pour tout remonter il ne faut pas avoir le vertige ni faire un faux pas, car sinon c’est le plongeon assuré dans le vide. Franchement j’ai trouve ce chemin super dangereux, même s’il y a des chaines et tout pour se tenir il faut faire super gaffe.
J’arrive à l’îlet de La Nouvelle en fin d’aprem, je me jette sur le premier snack ouvert car à part une conserve de pâte et quelques biscottes il ne me restait plus grand chose, j’ai pas su résister à l’appel des pates et j’avais mange mon picnic de la journée la veille sous ma tente. Beh quoi, un trek ça creuse!!
Bref je me commende un bouchon gratiné, en gros c’est un sandwich avec de la viande dans une espèce de ravioli (bon je sais j’explique pas très bien) avec une grosse couche de fromage râpé. Le truc bien lourd quoi, j’ai du mal à me lever de ma chaise pour aller planter ma tente mais il le faut bien, car il commence à pleuvoir.
Le lendemain, dernière journée de marche, mais une toute petite journée cette fois ci, juste 3h, du plat et un peu de montée. J’arrive dans le dernier cirque, de Salazie. Un créole me prends en stop, je me hisse à l’arrière de son pick up, et c’est cheveux au vent que j’admire le cirque de Salazie, qui est très vert. En dépis de la sécheresse il y a des dizaines de cascades qui surgissent de la paroi du cirque, j’imagine que ça dois être encore plus impressionnant quand ce n’est pas la sécheresse. Voilou je vais rester 1.5 jour au camping de Hell Bourg, à me reposer et faire la larve.
Ensuite, re stop puis bus jusqu’à Saint Pierre où Marion viendra me chercher.
Pour la dernière soirée je retrouve une autre Marion, une copine du lycée qui a bien bien baroudé! Elle bosse dans le tourisme, et a travaillé entre autre en Afrique du sud. Là elle a trouvé un job à la réunion, et depuis quelques mois elle s’éclate! Ça faisait au moins 10 ans qu’on ne s’était pas revu. Voilou au programme un super bon repas avec une super nana, qui se lèvera à 4h du mat lol pour m’amener prendre mon bus à la gare routière de Saint Pierre pour aller prendre mon avion à Saint Denis. Retour à Mada pour deux jours, puis Bombai pour deux jours aussi, puis direction le Sri Lanka!
Voilou, la réunion c’est fini, je tiens à remercier les deux Marion et Nordine pour leur hospitalité.
J’ai vraiment adoré cette île! Les réunionnais sont vraiment très très gentils, très accueillants, très souriants. Ici les gens sont beaucoup plus cool, beaucoup moins stressés même si il y a aussi des problèmes là bas aussi. En ayant voyagé 2 ans c’est le premier endroit où je me serai bien vu poser mes valises et y vivre, c’est pour vous dire! Mais bon pour l’heure de nouvelles aventures m’attendent, mais je mets la réunion dans un petit coin de ma tête, peut être pour plus tard!
ps: pour une fois je n’ai pas pris beaucoup de photos car c’était pas très pratique pendant le trek de marcher avec le gros appareil autour du cou. Et celles que j’ai prises sont pas géniale. Et je n’arrive pas à choisir alors je les met toutes mais beaucoup se ressemblent. DSC00467
Essai du sac… Le sourire ne vas pas durer tres longtemps!

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